Doutes

Publié le par wandrille

Ah ah ah, réjouissez vous, je doutes.

Je doutes du bien fondé de ce que je fais, je doute de l'intérêt de continuer à faire de la scène, de la bd, voir même de l'humour.

Et je me demande si je finis par me reconnaître dans le personnage d'insupportable connard que je me suis créé... A la lecture de certains blogs, à la réaction de certaines personnes, je commence à me poser des questions. Et je vous parle même pas de la réputation de serial chopeur sexeur vulgaire que je me traîne.
Dire qu'à une époque, ça m'aurait fait plaisir.

l'adolescence est vraiment un âge de merde.

En même temps, est ce que ça vaut vraiment la peine de vivre dans un monde où il faut y avoir écrit "humour" pour que ça en soit, où la dérision commence chez l'autre mais pas chez soi, sous peine de passer pour un tocard ?

Je sais bien qu'on s'en fout des cons (et des connes, ne les oublions pas, ce serait dommage, elles sont si nombreuses) , n'empêche que c'est visiblement la majorité, alors à quoi ça sert d'avoir raison dans une niche ?

Parfois j'aimerais vraiment avoir continué le droit, avoir fini avocat avec une pétasse et des gosses, et j'irais le dimanche à la messe, ou au match, ou aux deux.

Comme ça j'aurais une vraie bonne excuse pour me flinguer.

Mais non, allez, j'ai une chouette vie, je suis éditeur de bd d'avant-garde, je joue sur scène pour une élite éclairée, je déménage dans le seizième attondissement, j'ai des potes mortels et une famille formidable, avec des promesses d'héritage confortable.

Super.

On est bien content.

Pour clore cette passionnante introspection, je tiens à dire que vous pouvez garder par avance vos messages de soutien, vos larmes d'internautes voyeurs, parce que j'ai écrit ce texte pour illustrer le dessin ci-dessus, et c'est tout. j'aime bien ce croquis, mais il racontait pas assez, alors hop.

Y a rien de vrai.

Alors votre commisération, vous pouvez par avance vous la coller dans le cul.

Bien à vous.

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